LE BANC

Technique

Zéro stockage, littéralement

Quand on dit « on ne garde rien », les gens entendent en général « on garde, mais on promet de bien se tenir ». Ici c'est plus simple : il n'y a nulle part où garder.

Le serveur est un seul processus. L'état tient dans quelques Map en mémoire : les bancs, les membres, les messages, les exclusions du jour. Il n'y a pas de base de données, pas de Redis, pas de fichier, pas de volume monté sur le conteneur.

Ce que ça implique

  • Un redémarrage efface tout. C'est une caractéristique, pas un incident.
  • On ne peut pas restaurer une conversation, même en cas de réquisition judiciaire : il n'y a pas de sauvegarde à saisir.
  • On ne peut pas scaler horizontalement sans changer d'architecture. Assumé.
  • Les logs ne contiennent que des compteurs : nombre de bancs, nombre de personnes assises. Jamais un message, jamais une coordonnée.

La contrainte est brutale et c'est ce qui la rend crédible. On ne peut pas trahir une promesse qu'on est techniquement incapable de tenir autrement.

Il y a un test dans la suite qui lance le vrai serveur, envoie une phrase témoin, tue le processus et relit toute sa sortie pour vérifier qu'elle n'y apparaît nulle part. Si quelqu'un ajoute un jour un log un peu bavard, ce test tombe.

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